Les casques de Réalité Virtuelle, seulement à leur début !

Avez-vous déjà essayé de vous glisser dans un casque VR ? Si c’est le cas, vous pourrez sûrement confirmer que cette expérience était assez déroutante.

Les premiers casques VR grand public sont apparu en 2016. Depuis, de grand nom de la tech comme Sony, Oculus, Valve ou encore HTC font grandir cette nouvelle technologie prometteuse. Mais le casque VR n’est qu’au début de son chemin vers une expérience proche de la réalité.

 

Rendre l’expérience visuelle à la hauteur

Le premier axe de progression des casques VR vise à rendre l’expérience visuelle aussi réaliste que notre vue pour permettre la meilleure immersion possible. Cela passe par plusieurs choses.
La résolution des petits écrans a doublé en 5 ans, mais elle reste encore à améliorer pour avoir des images parfaitement nettes, et c’est un vrai défi technique. D’après Graham Wheeler (PDG HTC Vive), il faudrait arriver à une résolution 16k pour un rendu réaliste. Alors que la 4K devient de plus en plus grand public et que la 8K devrait l’être dans les 5/10 prochaines années, nous pouvons imaginer le défi technique qu’est d’inclure des écrans 16K dans ces appareils. D’autant plus que la puissance graphique demandée est à peine atteignable de nos jours avec un pc gamer.
Le champ de visons des appareils de VR n’est pas non plus similaire à notre perception naturelle. Aux alentours des 100 degrés sur les appareils grand public existant, il faudrait être capable d’atteindre 240 pour tromper notre vision.

 

Travailler le confort 

Que ce soit au niveau du ressenti global de l’expérience ou du poids de l’appareil, le confort est une clé importante pour garantir une bonne expérience. Les constructeurs devront progresser sur plusieurs points. Le design global pour les alléger et les rendre plus discrets, travailler sur des technologies de sans fil pour les rendre moins encombrants, et développer des solutions « anti-nausée ».  Ce dernier point d’amélioration de confort est sûrement le plus rédhibitoire pour les personnes sensibles à ces phénomènes. Pour ne pas perturber l’oreille interne, il faut que les mouvements du casques correspondent exactement à ceux du corps de l’utilisateur et que l’image soit réactive à ces mouvements. Pour l’instant, la meilleure solution pour éviter ces mots d’estomac est de limiter le plus possible les déplacements des utilisateurs.

 

Ajoutez-y la gestion des déplacements

Aujourd’hui, aucune solution grand public nous offre une immersion totale jusqu’à la gestion de nos mouvements et de nos déplacements. Les contrôleurs permettent d’interagir avec les mains d’une façon assez globale. On peut par exemple attraper et relâcher un objet assez naturellement, mais les mouvements précis de chaque doigt ne sont pas enregistrés.
Idem pour les mouvements de notre corps, aucune solution n’existe sur le marché grand public pour traquer efficacement et permettre cette immersion quasi totale. Seules des solutions professionnelles assez contraignantes en équipement et en budget sont envisageables pour une telle expérience. S’ajoute à ça la prise en compte de l’environnement pour faire ressentir à l’utilisateur l’univers virtuel, mais cela reste peut-être le point le plus technique à développer.

 

De nombreux axes d’améliorations permettent au casque VR d’espérer un avenir prometteur. Donner une parfaite illusion de la réalité semble inatteignable, mais les casque VR pourront progresser pour mieux tromper nos sens et nous faire vivre des expériences jamais vécues.